mardi 26 juin 2012

Vous êtes l'Eglise d'aujourd'hui !

Dans le ministère pastoral, il y a des moments parfois difficiles, de solitude (comme face à mon budget qui ressemble pour moi à du chinois), mais il y a aussi tant de beaux moments. Des moments bénis, comme j'ai eu la chance d'en vivre ce week-end. Des rencontres, simples et belles, et c'est le Christ qui soudain apparaît au détour d'un regard, dans une communion des coeurs.

Un label pour nos camp

Ce week-end, j'étais à Assens pour être formé comme "moniteur Jeunesse et Sport" (je vois certains rire sous cape: comment ça je ne suis pas jeune? et plus si sportif? ;-), afin que les camps de catéchisme que j'organise puissent bénéficier de ce label et de ses subsides. Ce label reconnu par tous dans notre société est, me semble-t-il, important pour deux raisons en tout cas: d'une part, avec celui-ci, notre Eglise montre qu'elle est sérieuse, professionnelle, prête à s'engager pour une jeunesse saine dans un corps sain. Aujourd'hui, alors que nous devenons de plus en sédentaire, faire de l'exercice, du sport, des jeux, est essentiel pour le bon développement de nos jeunes! D'autre part, ce label démontre aussi que notre Eglise est dans le monde, non pas détachée de la société, mais bien au coeur de celle-ci!

La maïzena de la fondue catéchétique

Ceci dit, pour que les camps de KT que nous organisons soient reconnus, nous avons besoin de la couche intermédiaire, de la maïzena de la fondue catéchétique: les jeunes accompagnants de camp de KT (JACKs). Pas d'accompagnant, pas de camp. Pas de camp, pas de KT. Pas de KT, pas de KT. Certes, je simplifie, mais je crois vraiment à la philosophie des camps et des week-ends pour le KT d'aujourd'hui, je crois au fait de vivre quelque chose ensemble, je crois à la communauté que nous formons une semaine durant, je crois à l'humour (et à l'amour) qui se déclinent mieux que jamais lors de  ces moments bénis. J'y crois, à l'Eglise, oui mais une Eglise qui a besoin des jeunes!

Souvent, on entend dire "les jeunes, ce sont l'Eglise de demain". Non. Les jeunes, ce sont l'Eglise d'aujourd'hui, du présent, corps du Christ sur terre et sans ce membre, le corps est affaibli...





Ce week-end, après plusieurs aventures dans la nature, des jeunes se sont engagés à être JACKs B et à mettre en pratique ce qu'ils ont appris lors de ces week-ends de formation. Merci à ceux qui s'engagent, et surtout n'oubliez pas, VOUS ETES L'EGLISE D'AUJOURD'HUI!

mercredi 13 juin 2012

En mode "silencieux"

Prendre le temps. Se poser. Ecouter. Rien. Ou presque. Ou presque. Juste le silence.


Une Eglise. En pierres. Qui a traversé les âges. Impressionnante. Majesteuse. Simplissime. (un temps) Présence. Confiance. Silence.


Une salle à manger. Remplie de gens. De la musique classsique. De bons plats bénis. Un repas partagé sans parole. Qui l'eut cru? Moi l'enfant intarissable, je jouis de l'instant. Simplement. Du repas. Des regards. Du calme. Du rythme lent. (un temps) Du silence.


Un oratoire. Une Bible. Un banc de prière. Une fragile lueur de bougie. Mes yeux se ferment. Mon coeur s'ouvre. (un temps) Une présence. Un ressourcement. Le silence.

...


Le trop plein
Quelques jours passés à l'Abbaye de Tamié, dans un cadre simple et presque austère, me rappellent l'importance du silence. Dans ma vie trop pleine de bruits, de musique, de brouhaha constant, dans nos vies du "trop plein", j'ai besoin du vide. Dans le silence, le Christ se laisse trouver. Dans la place que je lui fais dans ma vie, il vient à ma rencontre. Ne devrais-je pas lui faire plus de place dans mon quotidien sur-remplis, sur-chargé, sur-bourré? "Le diable ne s'immisce pas dans nos vies par de mauvaise actions, disait un moine, mais pas trop de bonnes actions." Trop. Oui, c'est une lutte constante de faire de la place au Christ, de se recentrer à la Source, contre tout ce qui vient remplir le vide: les activités, les mails, les téléphones, les colloques...

La peur du vide

Je ne puis m'empêcher de penser combien dans notre société nous avons peur du vide, du silence, du rien. Vertige du vide. Et pourtant, ne serait-ce pas plutôt "vertige du trop plein"? Comment en est-on arrivés là? A-t-on oublié l'essentiel? Comment faire pour ne pas perdre de vue cet Essentiel au quotidien? Et vous, comment faites-vous pour garder ce lien avec la Source (pas la clinique)?

mercredi 6 juin 2012

Oser le pari de la confiance

Aujourd'hui, la confiance est-elle une valeur démodée, dépassée, obsolète ? Dans notre société où il convient toujours mieux de se méfier ("ô méfies-toi, tu en sais jamais sur qui tu vas tomber"), où le règne de la peur a tendance à s'étendre (peur de l'autre, de l'étranger, du musulman, de la dette européenne, du complot, etc.), où la confiance en Dieu semble un peu niaise ("Dieu pourvoira", ça ne suffit pas!), peut-on encore avoir confiance? Est-ce "con" d'avoir la "fiance" (se fier)? 

Pas de confiance, pas de palais

Le jeu du parachutiste...
Je rentre d'un week-end "confiance", justement, où les catéchumènes ont pu expérimenter la confiance avec diverses activités, mais notamment avec des jeux de confiance (voir photos ci-contre). Oui, la confiance est la valeur de base de toute société, de toute relation. Que devient un couple sans confiance? que devient un groupe sans confiance? Sans le pilier de la confiance, la construction commune s'écroule, comme un château de cartes. 5, 4, 3, 0 paf pastèque. Pas de confiance, pas de palais. Pas de palais, pas de palais. L'inquiétude paralyse, la crainte affadit, la peur fissure. Point.
... ou l'expérience de la confiance

"Ne craignez point", disait Jésus, ou plus près de nous, le 22 octobre, Jean-Paul II disait lui aussi : «N’ayez pas peur ! (...) Ouvrez, ouvrez toutes grandes les portes au Christ : à sa puissance salvatrice, ouvrez les frontières des États, des systèmes politiques et économiques, les immenses domaines de la culture, de la civilisation et du développement. »

Oser l'Eglise de demain, traditionnelle et innovante

Notre société ne doit-elle pas soigner cette confiance pour aller de l'avant? Confiance en soi, en les autres, et... en Dieu! Sans tomber la bigoterie naïve, osons le pari de la confiance! Osons une société qui ose, et non un société craintive! Osons une Eglise créativement traditionnelle et innovante dans la tradition, et non une Eglise craintive, recroquevillée sur elle-même et sur le passé. 

L'avenir appartient non pas à ceux qui se lèvent tôt (ou en tout cas pas seulement), mais à ceux qui ont confiance. Bien sûr, la confiance ne se commande pas. Mais si vous essayiez d'oser la confiance, cela changerait quoi ? Avez-vous vécu des situations où la confiance a été essentielle, ou a fait défaut ? Quel est votre regard sur la confiance? Merci pour vos commentaires!