jeudi 19 décembre 2013

Entre le boeuf et l'âne gris


Chers aînés de l’Arc-En-Ciel,

Aujourd’hui nous célébrons Noël, l’occasion de nous replonger dans ce récit bien connu mais d’une manière un peu originale pour le message du pasteur. On vous a promis une surprise, en voici donc une. En parlant de surprise, Hélène peux-tu nous lire le récit de Noël, stp ? et ouvrez grand vos oreilles…

(Benjamin assit sur la scène, met ses oreilles d’âne, JB assis à sa place dans l’assemblée)

Or, en ce temps-là, parut un décret de César Auguste pour faire recenser le monde entier. Ce premier recensement eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de Syrie. Tous allaient se faire recenser, chacun dans sa propre ville ; Joseph aussi monta de la ville de Nazareth en Galilée à la ville de David qui s’appelle Bethléem en Judée, parce qu’il était de la famille et de la descendance de David, pour se faire recenser avec Marie son épouse, qui était enceinte.

B :       Ah oui, je me rappelle très bien de « ce temps-là », de « ce recensement ».On dirait pas, quand on entend le récit comme ça, mais j’étais présent ! Si, si ! Comment ça, qui je suis ? Oh quel âne je fais… J’ai totalement oublié de me présenter ! Je m’appelle l’Ane, Aérop-lane, et je suis l’âne de Jospeh depuis… depuis… depuis bien longtemps ! Oui, même si la Bible ne le dit pas, j’étais avec eux, en ce temps là. Mes sabots s’en souviennent encore ! Je me suis tapé avec eux des kilomètres de routes pour aller à Bethléhem, et c’était pas une partie de plaisir, croyez-moi, moi qui était chargé comme une mule…
Et quand on est arrivés, on n’a pas trouvé de place. Si, si, je vous jure, je ne vous dis pas d’âneries ! On s’est dit : « mais on va crécher où ? ». Ben justement, le seul endroit qu’on a trouvé, c’était une petite… crèche, toute simple. Y avait juste un bœuf, qui trônait là... (JB se lève et met son déguisement) On avait bien causé à l’époque… Bien tiens, le voilà justement ! Salut le bœuf !
JB :     Salut, l’âne !
B :       Salut, Le boeuf ! Mais que se passe-t-il, mon cher ? Tu n’as pas l’air très saignant ? Tu es tout bleu ou quoi ?
JB :     Non, c’est pas ça. C’est juste que… c’est la cata, l’âne !
B :      Quoi ? une jolie ânesse catalane ? Où ça ?
JB :     Meuh non, c’est pas ça, arrête de faire l’âne, l’âne. C’est juste qu’on nous a volé notre histoire.
B :       Notre histoire, quelle histoire ? Je ne comprends rien à ce que tu dis. Qu’est-ce que tu veux encore me faire gober ? Pas un œuf, j’espère, car si on nous a volé un œuf, on nous a aussi volé un bœuf ! Et tu sais bien que je t’aime trop pour ne plus jamais te voir.
JB :     Tu es gentil. Mon âne se repose en paix sur Dieu seul... Mais ne passe pas du coq à l’âne avec tes âneries d’œuf. Tu sais bien que les œufs c’est pour Pâques, même si cette fête n’est pas que (Pâques) ça. (rire gras).
B :       Ben mon boeuf, tes blagues sont toujours aussi grasses. Tu veux pas plutôt qu’on cause du bout de gras… sérieusement ? C’est quoi ton souci mon vieux ?
JB :     Mais je te l’ai dit, enlève ton bonnet et ouvre tes oreilles, espèce d’âne têtu ! Ils nous ont volé notre histoire de Noël ! Tu te souviens, le jour où tu as débarqué avec Joseph et Marie dans ma crèche ? J’étais peinard, mais je vous ai accepté. C’était quand même un geste magnanime, non ?
B :      Euh… Ouais, on peut dire ça comme ça… M’enfin c’était quand même pas la carotte 5 étoiles…
JB :     Oui, mais tu sais quoi, on a disparu de l’histoire de Noël ! J’ai encore écouté la Bible tout à l’heure : pas de trace de bœuf, ni d’âne gris ! Rien, nada, ou en bon français « nothing ». On nous a volé, on nous a effacé. Ca te fait un effet bœuf, hein ?
B :       Bof… Tu sais, ce qui compte, c’est ce qu’on a vécu. Ce moment, ce fut incroyable. Cette naissance, c’était comme un miracle. Ce bébé, si fragile, au cœur de l’obscurité, c’était comme une lumière qui venait nous illuminer…
JB :     Toi une lumière ? Si tu l’étais, ça se saurait, l’âne…
B :       Justement, je ne suis pas une lumière, mais j’ai ressenti cette lumière dans ce nouveau-né. Comme s’il venait me donner de la lumière pour ma vie !
JB :     Oui tu as raison, ce fut un moment magique… Un moment qui a changé nos vies.  Avec les anges divins…
B :       Vin ! (une pause, le bœuf interloqué) Ben oui, tu m’as dit « divins », et j’ai dit « vin » ! Tu sais que j’aime le vin, non ?
JB       Tout cela est vain… Tu sais, l’âne, ce qui me fait tourner le sang, c’est que nous, bœuf et âne, on est les premiers à avoir vu sa bouille, au bébé, quand la Marie elle a accouché. Les premiers, que j’te dis !
B :      Oui mais tu sais bien que les premiers seront les derniers, comme disait l’autre…
JB :     Oui, pas bête, pour une fois, l’âne. Mais quand même, moi ça me reste en travers de la gorge.
B :       Ou de la langue… Mais en même temps on va pas en faire tout un foin…
JB :     Mais si…
B :       Le Messie, c’est Jésus… ou alors un joueur de foot !
JB :     Mais non
B :       Mais si !
JB :     Mais non
B :       Mais si !
JB :     Mais si mais non, arrête de faire l’âne, j’te dis ! C’est grave qu’on nous oublie ! Symboliquement, on est quand même les premiers à avoir reconnu ce bébé comme le Fils de Dieu! D’ailleurs, on est bien la réminiscence…
B :       La réminiQUOI ? Tu parles de Rimini en Italie ?
JB :     Non l’âne, je parle de la réminiscence, le rappel, le renvoi que nous sommes à la prophétie d’Esaïe : « Le bœuf reconnaît son bouvier et l’âne la crèche de son maître, Israël ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien. » (Es 1,3). Toi et moi, on est non seulement les premiers témoins de ce Dieu venu sauver sa création, les hommes et les femmes, mais aussi le règne animal que nous sommes ! Mais surtout, nous reconnaissons en ce Fils de Dieu notre maître, alors que le peuple d’Israël ne comprendra pas ce qui est évident pour nous, âne et bœuf. Quels ânes, ces humains…

B :       Eh reste poli, le bœuf ! je sens que le sang te monte à la tête... Mais comme quoi, on n’est pas si bête que ça, après tout !
JB :     Ben justement, pourquoi nous a-t-on oublié ?
B :       Mais le bœuf, ne vois pas le rouge partout, on ne nous a pas oubliés ! Toi, n’oublie pas qu’aujourd’hui, on est toujours représentés dans les petites crèches qui se trouvent dans de nombreuses maisons !
JB :     Les crèches avec des Santons ?
B :       Exactement ! Grâce aux Santons, nous sentons que nous ne sommes pas si dévalorisés que cela!
JB :     Meuh…
B :       Meuh si ! Nous sommes les petits, les simples, les fragiles, mais ce qui compte c’est que nous reconnaissions le fils de Dieu, le Sauveur. (montrer l’assemblée) Crois-tu qu’eux aussi ils le reconnaissent ? Crois-tu qu’eux aussi ils sont prêts à faire de la place aux plus petits, aux plus simples, aux plus fragiles ?
JB :      C’est à l’Eglise qu’on croit, ici on est sûrs !
B :       Alors soyons sûrs du message de Noël : ce n’est pas la fête des cadeaux, ni même celle des rois. Mais c’est celle des tout petits, des simples, des fragiles, comme nous le bœuf et l’âne. C’est notre fête à nous. Car Dieu est venu vers nous, les tout petits, pour nous apporter sa lumière. Sommes-nous prêts à lui faire toute la place qu’elle mérite ?
JB :      C’est bien joli, faire de la place à la lumière, mais concrètement, comment veux-tu le faire ?
B :       Moi, petit âne qui suis loin d’être une lumière, j’ai compris ceci : Faire de la place à la lumière, c’est avant tout faire de la place aux petits, les simples, les fragiles. C’est leur apporter à notre tour la lumière. C’est leur témoigner de la bonne nouvelle que Jésus, c’est Dieu qui nous aime tellement, chacune et chacun, qu’il nous a envoyé son Fils pour nous réconforter quand nous sommes dans la peine, pour nous rassurer quand nous sommes dans la peur, pour nous rendre joyeux quand nous sommes dans la tristesse. C’est tout cela, la lumière : réconfort, joie, partage.
JB :      Si je comprends bien, c’est maintenant à nous maintenant de donner de la lumière, de la joie, c’est ça ?
B :       Oui ! Et si pour cela, on chantait ?
JB :      Toi, tu sais chanter ?  N’as-tu pas peur qu’un bœuf et un âne qui brament fassent casser             quelques vitres ?
B :       Ben c’est bien pour cela que Jésus est né dans une crèche, non ?
JB :      Alors chantons cet enfant divin…
B :        VIN
JB :      Grrr… Chantons le divinenfant (très vite) qui est né…
JB+B : Entre le bœuf et l’âne gris !
AMEN

Message donné le 19 décembre 2013 aux aînés de Belmont 
par les pasteurs Jean-Baptiste Lipp et Benjamin  Corbaz


mercredi 18 décembre 2013

Jésus a inventé le football (extrait d'une homélie)

Je rêve de reprendre cette prédication en vrai pour un culte du dimanche matin ou un Clin Dieu. Pendant la Coupe du Monde au Brésil cet été ? Merci en tout cas à mon père et mon frère, fans de foot eux aussi, pour m'avoir ré-offert ce texte connu pendant mes études. Les photos date de juin 2013 avec le match EERV-Eglise catho! Joyeux Noël à tous !


Jésus a inventé le football

Extrait d’une homélie prononcée par un prêtre lors d’une célébration de profession de foi à Steenkerque, près de Braine-le-Comte.

"Savez-vous que c’est Jésus qui a inventé le football ? Déjà sur les plages du lac de Tibériade, il avait pris deux rames qu’il avait plantées dans le sol, il avait tendu un filet de pêche entre les deux rames : il venait d’inventer le premier goal !

Et le terrain ! Oh, le terrain était beaucoup plus grand que maintenant : son terrain, c’était le monde entier ! Bien sûr pour des raisons de commodités, on a réduit les limites du terrain à celles qu’on connaît actuellement. Mais quelque chose de très important est resté : qu’y a-t-il au beau milieu du terrain ? Quelque chose de grand, de très beau : un grand cercle blanc… une alliance… l’alliance entre Dieu et les hommes.



Vous vous demandez certainement à quelle place il joua, il ne jouait pas, il était l’entraîneur, le coach, le guide. Et il avait une équipe de 12 apôtres. Son rôle était de les guider. Hélas, un des apôtres a voulu jouer tout seul, faire bande à part, il s’est exclu lui-même de l’équipe. Ils restèrent à 11. C’est pour cela que, depuis lors, sur tous les terrains de foot du monde, les équipes sont composées de 11 joueurs.
Au début, l’équipe avançait bien, la progression était belle. Bien sûr, ils recevaient des coups, mais ça ne les empêchait pas de gagner du terrain. Puis, il y eut un coup d’arrêt : la mi-temps. On leur enlève Jésus. Vite, les disciples se cachèrent, rentrèrent au vestiaire s’isolèrent. Mais Jésus leur fit bien comprendre qu’il continuait à être avec eux, mais "autrement".

Il leur donna bien toutes les consignes. Il faut être très collectifs. Si on veut partir tout seul, être personnel, ne penser qu’à soi, c’est sûr, on ne va pas gagner. Si vous voulez partir tout seul, sans vous soucier des autres, vous allez être "hors-jeu". Il faut faire circuler le ballon, ce qui voulait dire : faire circuler l’amour de Dieu entre vous, ne le gardez pas pour vous, vous allez le perdre. Faites-le circuler le plus possible, donnez-le le plus souvent possible. Et ils ressortirent, ils remontèrent sur le terrain pour une deuxième mi-temps beaucoup plus longue que la première. Plus dure aussi.
Etre toujours attentifs : voilà une autre consigne. Ne jamais croire que c’est gagné. Ne pas se déconcentrer, sinon on marche sur le ballon, et on encaisse. Pardonnez les erreurs des autres, continuez à faire équipe avec eux, et redonnez-leur la chance de pouvoir faire mieux. Mettez-vous toujours au service de l’équipe.



Et enfin, la dernière question était : qu’est-ce qui fait qu’une équipe gagne ? C’est parce qu’elle a "l’esprit d’équipe". Et cet esprit, pour une équipe de chrétiens, c’est, bien sûr…l’Esprit Saint. Aujourd’hui, c’est nous qui sommes sur le terrain pour faire circuler l’amour de Dieu. C’est à nous de donner le meilleur de nous-mêmes en suivant les consignes de Dieu.

Ah oui, vraiment c’est sûr : c’est Dieu qui a inventé le football !"



Ce ne sont là que quelques idées extraites de l’homélie du prêtre. Jamais une assemblée n’avait tant ri pendant une homélie. Mais jamais sans doute, elle n’avait été aussi attentive d’un bout à l’autre, sans perdre un seul mot de ce que disait le prêtre.

Le message était passé. ll reste à le vivre !

samedi 14 décembre 2013

Le WE gospel 2013 en photos!

Enfin, j'ai reçu les photos du week-end gospel (en attendant le clip)... En voici donc une sélection!

D'abord, le vendredi soir à Corsy...







Et la nuit dans la salle de rythmique...



Samedi à Crêt-Bérard dans un décor féérique...
















Les cavaliers de l'Avent dimanche matin...




Dimanche après-midi, la répét (on voit la concentration):































Puis le concert (on voit la joie):