jeudi 23 janvier 2014

Face à la violence, une seule réponse: l'amour

Ces jours, la violence semble omniprésente autour de moi. D'abord c'est le jeune Dylan qui est
tragiquement décédé suite à une agression dans la rue à Yverdon, tout cela parce qu'il portait une veste de marque. Ce jeune, engagé dans mon Eglise et dans l'aumônerie de jeunesse du Gros-de-Vaud, je ne le connaissais pas directement. Mais des jeunes que je connais sont sous le choc, comme tout le monde d'ailleurs, devant cet événement tragique. Je rentre d'ailleurs du service funèbre très émouvant et presque révoltant: comment cela a-t-il pu se passer ? Et moi, j'en ressors aussi bouleversé, sous le choc d'une violence gratuite, quasi aléatoire, qui frappe aveuglément.

Ensuite, plus proche de moi géographiquement, une rixe a opposé cette semaine des collègiens de Pully à ceux de Béthusy (Lausanne), là encore, violence totalement gratuite, comme on peut le voir sur la vidéo filmée par un des protagonistes mise en ligne du le site de 24 heures: http://www.24heures.ch/vaud-regions/lausanne-region/reglement-comptes-spray-poivre-college-pully/story/12931135. Brrr, cela fait froid dans le dos.

Un monde de violence

Ce tragique événement suivi de cette rixe stupide m'interpelle. Dans quel monde vivons-nous ? Loin de moi l'idée de jeter la pierre aux parents, ou à l'école, ou aux jeux vidéos, voire à la société (qui a que des problèmes et mauvaise haleine comme disaient les Inconnus), ou encore de croire que le monde d'aujourd'hui est plus violent que jadis (ah le mythe du bon vieux temps...). Non, je pense que c'est plutôt l'information qui circule mieux. Ceci dit, j'observe simplement que la violence est omniprésente, dans les relations, dans les mots, dans le monde de l'emploi. On s'en tape? Pas si sûr... Car au final, nous finissons tous par casquer. Car la violence, c'est une question de société.

Mais dans tout cela, ce qui me frappe (!), c'est la gratuité de la violence, que l'on a découvert par les "happy slapping" ("joyeuses claques"). L'aspect GRATUIT me semble tout à fait nouveau, et inquiétant. Oui, cela me fout les boules, en ces jours où mon enfant va venir au monde.

Des mots pour répondre à la violence

Quelle réponse donenr à cette violence ?  Plusieurs textes qui ont marqué mon histoire de foi me viennent à l'esprit. Martin Luther King, d'abord, dans son discours de remise de prix Nobel de la paix en décembre 1964 à Oslo, discours qui est une véritable confession de foi:


Aujourd'hui dans la nuit du monde et dans l'espérance de la Bonne Nouvelle, j'affirme avec audace ma foi en l'avenir de l'humanité. Je refuse de croire que les circonstances actuelles rendent les hommes incapables de faire une terre meilleure.

Je refuse de croire que l'être humain n'est qu'un fétu de paille ballotté par le courant de la vie, sans avoir la possibilité d'influencer en quoi que ce soit le cours des événements.

Je refuse de partager l'avis de ceux qui prétendent que l'homme est à ce point captif de la nuit sans étoiles, du racisme et de la guerre que l'aurore radieuse de la paix et de la fraternité ne pourra jamais devenir une réalité. Je refuse de faire mienne la prédication cynique que les peuples descendront l'un après l'autre dans le tourbillon du militarisme vers l'enfer de la destruction thermonucléaire

Je crois que la vérité et l'amour sans condition auront le dernier mot effectivement. La vie, même vaincue provisoirement, demeure toujours plus forte que la mort. Je crois fermement que, même au milieu des obus qui éclatent et des canons qui tonnent, il reste l'espoir d'un matin radieux.

J'ose croire qu'un jour tous les habitants de la terre pourront recevoir trois repas par jour pour la vie de leur corps, l'éducation et la culture pour la santé de leur esprit, l'égalité et la liberté pour la vie de leur coeur.

Je crois également qu'un jour toute l'humanité reconnaîtra en Dieu la source de son amour. Je crois que la bonté salvatrice et pacifique deviendra un jour la loi. Le loup et l'agneau pourront se reposer ensemble, chaque homme pourra s'asseoir sous son figuier, dans sa vigne, et personne n'aura plus raison d'avoir peur.

Je crois fermement que nous l'emporterons.

Amen. (Martin Luther King)


La prière de Saint François, si simple et si juste

Oui je crois fermement que nous l'emporterons, non pas par la violence et la haine, mais par l'amour. Cet amour dont parle Saint François d'Assise dans sa fameuse prière rappelée par ma collègue Sylvie (merci à elle!)...


Seigneur, fais de moi un instrument de la paix,

Là où il y a la haine, que je mette l'Amour,
Là où il y a l'offense, que je mette le pardon,
Là où il y a la discorde, que je mette l'union,
Là où il y a l'erreur, que je mette la vérité,
Là où il y a le doute, que je mette la foi,
Là où il y a le désespoir, que je mette l'espérance,
Là où il y a les ténèbres, que je mette la lumière,
Là où il y a la tristesse, que je mette la joie.

O Maître, que je ne cherche pas tant
A être consolé...qu'à consoler
A être compris...qu'à comprendre
A être aimé...qu'à aimer.

Car,
C'est en donnant...qu'on reçoit
C'est en s'oubliant...qu'on trouve
C'est en pardonnant...qu'on est pardonné
C'est en mourant...qu'on ressuscite à l'éternelle vie.
Amen.

Une seule réponse: l'amour

Alors oui, la seule réponse que nous pouvons donner, à la suite du Christ qui nous a commandé d'aimer notre prochain, quel qu'il soit, et d'aimer nos ennemis, c'est l'AMOUR... Aimer en dépit de toute la violence, aimer pour amener la paix (comme le font les "observateurs de paix" en Palestine, comme Eric mon collègue qui nous raconte ce qu'il vit à Bethlehem sur son blog). Aimer envers et contre tout. Aimer, cela semble si simple, mais c'est parfois si difficile. Et pourtant, aimer, c'est la seule voie à suivre, comme nous l'a montré le pasteur Antoine Schluchter dans ce drame de Payerne dans lequel il a, tragiquement aussi, perdu sa fille Marie (amour que l'on peut voir notamment dans cet article de 24 heures).

Être lumière dans le monde

En définitive, la seule solution face à la violence et la haine, c'est l'AMOUR, car comme le disait Martin Luther King: L’obscurité ne peut pas chasser l’obscurité ; seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine ; seul l’amour le peut. Jésus, lui aussi, nous a rappelé ceci:  Vous êtes la lumière du monde ! Osons donc être lumière pour le monde par notre amour! Ce n'est qu'ainsi qu'il pourra aller mieux...


vendredi 17 janvier 2014

Convertissez vos cœurs à l’unité pour que le Corps du Christ puisse guérir !


Chers frères et sœurs en Christ catholiques et réformés de Lutry,

Ce matin, je viens avec une question pour nos communautés: L’unité, aujourd’hui, qu’en faisons-nous ? Le mouvement œcuménique est-il une désillusion passée mise au frigo en attendant des temps meilleurs ? Ou un mouvement d’extrémistes qui ne tiennent plus compte des réalités ? Qu’avons-nous fait de cet héritage de Vatican II et qu’en faisons nous aujourd’hui ?

I have a dream today, disait Martin Luth King dans son fameux discours dont nous avons fêté les 50 ans en août dernier. « J’ai un rêve aujourd’hui !  (…) Quand nous permettrons à la cloche de la liberté de sonner dans chaque village, dans chaque hameau, dans chaque ville et dans chaque Etat, nous pourrons fêter le jour où tous les enfants de Dieu, les Noirs et les Blancs, les Juifs et les non-Juifs, les Protestants et les Catholiques, pourront se donner la main et chanter les paroles du vieux Negro Spiritual : “ Enfin libres, enfin libres, grâce en soit rendue au Dieu tout puissant, nous sommes enfin libres ! »

Oui Martin Luther King avait rêve, celui de l’égalité entre les blancs et les noirs, mais aussi celui d’une unité de tous les enfants de Dieu. Par ailleurs, le pasteur noir nous rappelle que les changements, si essentiels dans notre perspective soient-ils, exigent du temps et de la patience. N'est-il pas remarquable qu’en 2008, quarante ans après l’assassinat de King, un président noir soit élu dans un des gouvernements les plus puissants de la planète? Aussi utopique qu’il ait pu sembler à l’époque, le rêve de Martin Luther King a pris corps, en tout cas partiellement.

L’unité parfaite, une utopie

Justement, la réalisation actuelle de cette citation doit à mon sens inspirer le mouvement œcuménique. Car l’unité parfaite, unité qui ressuscite tout le Corps du Christ, n’est-elle par précisément une utopie, exactement comme cette citation de Martin Luther King ?

Etymologiquement, l’unité complète et visible est utopique, en tout cas actuellement, puisqu’une telle unité est aujourd’hui « sans lieu », (u-topos, ce qui veut dire « sans lieu en grec), même si des bribes de cette unité ont déjà été et sont encore vécues dans de nombreux endroits.

Par ailleurs, à la manière des utopies sociales du XIXe siècle, il faut souligner que le concept d’utopie décrit une sorte de modèle visionnaire qui a pour but ultime de changer « l’ordre des choses ». Dans ces termes, comment ne pas voir l’unité complète et visible comme un but à atteindre, certes inatteignable, utopique, mais vers lequel il s’agit de tendre de la manière la plus complète possible ?

Quelle unité ?

Encore faut-il s’entendre sur ce que l’on entend par « unité »… Avant tout, il faut rappeler qu’« unité » ne signifie pas « uniformité » et n’est en aucun cas un refus de la différence ou de la diversité.  Tout au long de l’histoire, le christianisme a été marqué par la diversité. Par exemple, s’il y a de réelles différences entre les quatre évangiles, ceux-ci n’en décrivent pas moins l’unité du même Evangile, de la même Bonne Nouvelle. Sans faire l’apologie de la différence et de la diversité, remarquons quand même que celles-ci sont constitutives du monde terrestre et dès lors nécessaires.

Néanmoins, si la diversité et la différence sont bonnes, il ne s’agit pas de s’en contenter, mais bien de viser l’unité la plus grande possible. Ces deux pôles sont organiquement liés l’un à l’autre. Dans la première Lettre aux Corinthiens, Paul exprime au chapitre 12 une vision précisément organique de l’Eglise par la métaphore du Corps du Christ, d’abord pour la communauté puis par extension pour les communautés entre elles aussi. L’apôtre met l’accent avant tout sur l’unité (même Esprit, même Seigneur, même Dieu) : ce qui prime, c’est l’unité de la communauté, le corps, même si chaque membre a une certaine autonomie propre, et des dons spécifiques. Garder son identité confessionnelle propre claire et forte, tout en reconnaissant la communion d’un même corps au sein des autres Eglises, sans nier les identités communes en Christ, voilà le défi de l’œcuménisme. Et pour cela, ne nous contentons pas du minimum ! L’unité est à vivre, et pas seulement pendant la semaine de l’unité !

Le problème actuel, c’est que ce corps est comme malade, gangréné par les divisions et par les blessures
de l’histoire. Non l’Eglise, ce ne sont pas ces « bien portants » dont parle l’évangéliste Luc. L’Eglise est malade et nous avons besoin de conversion pour accomplir la promesse d’Isaïe de guérison. Et c’est exactement ce que nous rappelle Jésus dans le passage de l’Evangile de Luc : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs pour qu’ils se convertissent. » Oui l’Eglise que nous formons, le corps du Christ sur terre, est malade, à cause du péché qui la divise. Nous n’avons pas le temps ici de nommer tous les lieux de guérison possibles, mais osons nous poser ces questions : à l'intérieur de chaque communauté, de quoi avons-nous besoin de guérir spécifiquement ? L’ouverture à la reconnaissance des ministères ? ou la reconnaissance de la papauté comme « ministère de l’unité » ? Et les uns par les autres : avons-nous des remèdes à partager ? (silence) La piste que j’aimerais souligner ce matin est celle de la conversion : oui, nos Eglises ont besoin de conversion pour guérir.

Le jeûne et la kénose comme chemin à suivre

Convertir nos cœurs à l’unité, donc. Se convertir, oui mais… comment ? Encore une fois, l’Evangile de Luc nous montre le chemin : il nous appelle, dans la péricope suivante (comme quoi tout est lié et se suit), à jeûner. « Mais des jours viendront, dit Jésus, où l’époux leur aura été enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là. »

Pour le mouvement œcuménique, il me semble pertinent de mettre en avant l’image du jeûne et de celle de la kénose. La ké… quoi ? La kénose est un concept de dépouillement qui vient de l’extrait de la lettre aux Philippiens, que nous venons d’entendre, où Jésus s’est précisément abaissé, dépouillé ou vidé (ἐκένωσεν).

Dans ce passage, deux points principaux sont selon moi à relever en lien avec l’oecuménisme. Premièrement, « l’appel en Christ » (2,1) de Paul commence précisément par un appel à l’unité (2,2 : Ayez un même amour, un même cœur ; recherchez l'unité). Et cette unité, comment y parvenir ?

La réponse de l’homme de Tarse est claire : par l’humilité, par le fait de considérer les autres comme supérieurs. Ce puissant concept de « supériorité de l’autre » est-il applicable dans une réalité humaine minée par le péché et l’orgueil ?  C’est en tout cas vers cela que Paul appelle les chrétiens à tendre, suivant l’exemple de Jésus.

Deuxièmement, l’apôtre demande aux Philippiens de le remplir de joie. Mais pour que cette joie soit pleine, pour que l’Evangile soit pleinement réalisé et vécu, il s’agit d’abord de se vider, comme l’a fait le Christ ; il s’agit d’abord de passer par la croix, par le vide, par la reconnaissance du péché. Faire ce vide concernant nos orgueils tant personnels qu’institutionnels de supériorité sur l’autre – car « nous sommes les détenteurs de la Vérité » –, se vider de nos préjugés sur cet autre qui se trouve « dans l’erreur », ou encore plus prosaïquement se dépouiller de nos modèles ou conceptions du monde spécifiques, tout cela est loin d’être une chose facile. Mais l’exemple du Christ qui s’est abaissé pour être relevé par la suite doit inspirer le mouvement œcuménique.

La voie à suivre est donc celle du dépouillement, de la kénose, et de la conversion. Le passage de Phlp 2  nous rappelle donc deux éléments de cette kénose,  deux  éléments dont le dialogue œcuménique ne peut faire l’économie : non seulement il s’agit de se dépouiller de ses préjugés, de ses vanités qui empêchent un dialogue sain de s’instaurer, mais l’apôtre Paul lance également un vibrant appel à l’humilité et à la reconnaissance de l’autre comme supérieur à nous. Pas au même niveau, mais supérieur. Ce n’est pas rien.

Convertir vos cœurs à l’unité pour que le Corps du Christ puisse guérir

Dès lors, comment vivre concrètement cette kénose, ce dépouillement ? Le jeûne symbolique ou réel, est la voie à suivre, permettant une simplification pour aller à l’essentiel et se reconvertir à l’Evangile. Dans cette démarche, l’apport du silence est évidemment incontournable, tant celui-ci permet de « se vider » si j’ose dire, de ce qui sépare d’une bonne écoute de Dieu, des bruits ou pensées parasites qui empêchent d’entendre la Parole, et de se recentrer sur l’essentiel. Bien sûr, cela est valable tant pour le silence auditif – prière, méditation, lectio divina – dans le silence d’un lieu, que pour le silence « stomacal » – jeûne, partiel ou total – qui permet, une fois que « la tête » est passée sur un autre mode que celui de se nourrir par la bouche, de chercher et de s’ouvrir plus profondément à une autre nourriture, spirituelle et profonde. A ce titre, faire une semaine de jeûne ensemble de manière œcuménique – comme c’est le cas chaque année à Lutry, vous pouvez venir vers moi pour plus d’infos – oui jeûner ensemble permet justement d’entamer des chemins de conversion et de réconciliation.

Ainsi, pour guérir nos Eglises malades, nous avons besoin de convertir nos cœurs à l’humilité et à la réconciliation, convertir nos cœurs pour que l’utopie de l’unité parfaite puisse avancer et que la prière de notre Seigneur Jésus Christ « que tous soient un » se réalise. Et vous, chers frères et sœurs en Christ catholiques et réformés de Lutry, êtes-vous prêts à convertir vos cœurs à l’unité pour que le Corps du Christ puisse guérir ?

Amen.

A lire pour aller plus loin...

1) L'histoire du mouvement œcuménique en bref: http://www.franceculture.fr/emission-orthodoxie-l-histoire-du-mouvement-oecumenique-2014-01-12?utm_source=twitterfeed&utm_medium=facebook

2) Un billet étonnant et interpellant de mon frère l'abbé Vincent Lafargue: http://www.ab20100.ch/billets/verre-deau-ou-cocktail/

lundi 13 janvier 2014

Dieudonné n'est pas Dieu donné

Depuis quelques jours, la controverse fait rage autour du comique français Dieudonné et de son humour, disons, qui ose faire fi de toute limite pour parler sans détour, avec quand même quelques légers relents nauséabonds antisémites (ou antisioniste en tout cas). Ces questions se posent donc avec acuité: Peut-on rire de tout ? Peut-on par l'humour faire passer des messages politiques (Dieudonné s'était tout de même présenté aux législatives en 1997!)? Peut-on tout accepter?

Pour une fois, mon message n'a rien à voir avec la religion. Quoique. Ceci dit, je désire poser quelques jalons. Oui, tout est permis, nous dit la Bible, mais tout n'est pas bon pour autant (voir 1 Co 10, 23-33 où Paul nous donne quelques balises tout de même pour encadrer notre liberté).

Bafouer la valeur du respect au nom de la liberté d'expression ?

Non, je ne crois pas qu'au nom de la sacro sainte idéologie de la "liberté d'expression", tout soit permis et bon. Certes, il est important que toute opinion puisse se dire, et être entendue. Mais pourquoi porter atteinte à autrui, pourquoi bafouer son histoire, son identité, en bref qui il est au plus profond de son être, oui pourquoi mettre à la poubelle cette valeur si essentielle qui s'appelle le RESPECT ?

La quenelle, ce geste moderne vulgaire inspiré du salut nazi (plus d'infos ici ou sur l'article du monde ici), peut-il être pris au second
degré ? Je trouve que ce type d'humour sent mauvais, très mauvais, comme si, au fond, on niait la Shoah, en lui faisant un grand bras d'honneur. Qui a le droit de faire ça (à Patrick ;-)?

Vous ne connaissez pas Dieudonné? Tant mieux j'ai envie de dire. Et si vous persistez à vouloir le connaître, voici un petit reportage de 3 minute qui vous donnera un petit aperçu de son "potentiel": http://www.ozap.com/actu/dieudonne-radio-france-denonce-des-propos-antisemites-a-l-egard-de-patrick-cohen/450761

Deux réponses à "Dieudo" qui valent le détour

Pour terminer, j'aimerais vous partager deux vidéos qui constituent les réponses de deux comiques à Dieudonné. Une d'Elie Semoun qui, de manière très touchante, montre ce que ce type d'humour lui fait ("Dieudo, tu me fous dans la merde"), la seconde de Nicolas Bedos qui se met au niveau de Dieudonné en prouvant par l'absurde l'absurdité de ce type d'humour (c'est ma lecture, je sais que cet extrait est controversé).

- Elie Semoun: http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-clique/pid6503-clique.html?vid=1000635


- Nicolas Bedos: https://www.youtube.com/watch?v=kTAc4G5LHrM


A vos réactions, empreintes de respect, dans les commentaires!

En conclusion, comme le disait mon collègue Armin Kressmann, "Dieudonné n'est vraiment pas Dieu donné". Dieu nous a donné le rire, mais aussi le respect. Qu'on se le dise.

NB: lire aussi La polémique autour de la "quenelle", vue par une pasteure

mardi 7 janvier 2014

J'attends, j'attends, j'attends...

La nouvelle année vient de commencer et je tiens à vous souhaiter tous mes voeux de Lumière et de Vie pour vous tous, lecteurs-trices fidèles ou occasionnels!


La vie, justement, me rattrape en ce début d'année. Le week-end dernier, Sarah ressent ses premières contractions sérieuses, premier coup de chaud. Le bébé va-t-il venir ? Déjà ? Non, pas encore. Il se fait désirer. Et nous, de notre côté, nous attendons. L'attente. Impatiente.


Car l'attente n'est pas facile à vivre, surtout quand on a cru être à bout-touchant. Nous le désirons tellement ce bébé... :-) Finalement, nous ne pouvons rien faire, si ce n'est... attendre. (qui a dit que notre enfant s'appellerait Godot?) Attendre et lâcher prise.

Société de désir de totale maîtrise 

Notre société a tellement l'habitude de tout maîtriser, de tout choisir, de tout avoir tout de suite que c'est difficile de se voir obliger d'attendre, sans prise aucune sur les événements à venir. Comme impuissant. Et pourtant, c'est bien le message que nous envoie notre Seigneur: profite de chaque instant. Ne vis pas que dans le passé, ni dans les projections du futur, mais dans le présent. Car nos heures sont dans les mains de Dieu (Ps 31,14).

Attendre et lâcher prise, au fond, c'est simplement profiter de chaque instant. Profiter de notre situation "calme" à deux dans l'appartement, profiter de la joie de la grossesse et de l'enfant à venir. Car comment ne pas penser à tous ceux et celles qui cherchent à avoir des enfants sans y parvenir ?

Profiter pour rendre grâce pour chaque instant.