mercredi 18 mars 2015

Bilan du jeûne 2015: entre tensions et émerveillements

Cette année, la semaine de jeûne fut particulièrement difficile, notamment au niveau personnel et familial. Des tensions, donc, mais que de beautés découvertes malgré tout dans un état d'esprit d'émerveillement. En guise de bilan, voici donc mon message lors de la célébration de rupture de jeûne qui a eu lieu jeudi12 mars à Lutry.

Lecture de Psaume 16

  1. 1  Garde-moi, mon Dieu : J'ai fait de toi mon refuge.
    2  J'ai dit au Seigneur : " Tu es mon Dieu ! Je n'ai pas d'autre bonheur que toi. "
    3  Toutes les idoles du pays, Ces dieux que j'aimais,
    4  Ne cessent d'étendre leurs ravages, Et l'on se rue à leur suite.
    Je n'irai pas leur offrir le sang des sacrifices ; leur nom ne viendra pas sur mes lèvres !
    5  Seigneur, mon partage et ma coupe : De toi dépend mon sort.
    6  La part qui me revient fait mes délices ; J'ai même le plus bel héritage !
    7  Je bénis le Seigneur qui me conseille : Même la nuit mon cœur m'avertit.
    8  Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; Il est à ma droite : je suis inébranlable.
    9  Mon cœur exulte, mon âme et en fête, Ma chair elle-même repose en confiance :
    10  Tu ne peux m'abandonner à la mort Ni laisser ton ami voir la corruption.
    11  Tu m'apprends le chemin de la vie : Devant ta face, débordement de joie ! A ta droite, éternité de délices ! 

Lecture de Romains 8, 31-39

Message : vivre dans l’intimité avec Dieu dans la confiance de la résurrection

Cher amis, quelle semaine !

Une semaine parsemée de bas et hauts (dans ce sens, c’est mieux), mais avec un fil rouge : la présence de Dieu à nos côtés. Je ne vous l’ai pas caché, cette semaine a été particulièrement difficile pour moi, avec beaucoup de tensions familiales dû à ce choix : « que ton oui soit un oui, et tu regardes le oui » disais-je dans les exercice début de méditation. (un temps) Et pourtant, je me suis toujours senti soutenu, comme gardé par le Seigneur. Le Seigneur, cela a été mon refuge, pour reprendre les termes de ce magnifique Psaume 16.

Et ce parcours des Psaumes nous a ouvert à une spiritualité très profonde dont nous avons pu nous nourrir. Merci Seigneur pour ces Psaumes, Parole d’hommes et de femmes qui s’adressent à Dieu qui devient Parole de Dieu en nous. Merci Seigneur pour le partage qui nous a aussi nourri. Merci pour ta Présence à travers chacun, comme le Psalmiste je peux dire : « Tu es mon Dieu, je n’ai pas d’autre bonheur que toi ! »

Alors que garder de cette semaine ? Comment affronter la suite, le retour sur « terre », si j’ose dire ? Eh bien regardons ce magnifique Psaume 16 (que vous avez déjà lu à Montmirail pour ceux qui avaient la chance d’y être), Psaume qui, je crois, reflète bien l’expérience du jeûne :
-       Comme d’autres Psaumes, il nous parle des idoles : combien la nourriture peut le devenir dans notre société, combien la consommation l’est aussi ? il n’y a pas que le canapé et la TV… Je crois que ce Psaume nous invite vraiment à réfléchir pour nos vies à nos idoles qui « ne cessent d’étendre leurs ravages » et vers qui « on se rue à leur suite ». Oser un chemin différent qui dise NON aux idoles. « Si je dis non, c’est non, et je regarde le Non. », non aux idoles.
-       Et puis, ne pas oublier que nous ne sommes pas autosuffisant. C’est peut-être un des plus grands maux de notre société occidentale : ne pas reconnaître que nous sommes dépendants de Dieu, chose que nous expérimentons tellement lors du jeûne ! « De toi dépend mon sort », c’est fort ! Mais seul un abandon aussi grand nous ouvre à la Vie véritable de communion avec Lui. Ainsi pour notre chemin, ne pas oublier chaque jour de placer le Christ au centre et de rendre grâce pour la part qui me revient qui fait me délices.
-       Les délices, justement.  Délices du p’tit bonheur si simple auxquels bien souvent nous n’avons pas de temps à consacrer dans notre quotidien bien rempli. Goûter chaque instant, goûter chaque relation, goûter chaque cadeau qui se donne à nous. Cela aussi, c’est un sacré défi pour notre société en quête de rendement. Goûter à la vie en plénitude. Cela paraît énorme, mais c’est tout simple.
-       La fête et la confiance : c’est ce que nous avons, chacun à des degrés différents, vécus ces derniers jours. Des temps de joie immense où nous sommes comme remplis par de petites choses, des moments d’émerveillement devant la nature ou tellement d’autres choses. Et tout cela dans la confiance : tu es avec moi. Cela aussi c’est un enseignement à garder pour la suite : vivre avec confiance et continuer à s’émerveiller.
-       « Tu m’apprends le chemin de vie ». Pour apprendre, chers amis, il faut écouter. Ecouter sa Parole qui nous nourrit, et prendre le temps pour cela. Ecouter les signes de sa Présence qui nous parlent autour de nous. Mais aussi, Jenny tu le disais, écouter son corps qui lui aussi nous guide. Si souvent nous faisons n’importe quoi avec notre corps en le nourrissant n’importe comment. « Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit » (1 Co 6,19) disait déjà l’apôtre Paul. Peut-être que cette semaine de jeûne peut nous apprendre, pour notre chemin de vie, à se mettre davantage à l’écoute de son corps… et de Dieu !
-       « Tu ne peux m’abandonner à la mort… tu m’apprends le chemin de vie » : au fond ce texte me parle de résurrection dont parle l’apôtre Paul en Ac 2,29-32, lui qui cite ce Psaume. Oui l’expérience du jeûne est au fond une expérience de résurrection, vivre la bonne nouvelle pour chacun de nous que Dieu nous aime et qu’il nous promet la Vie avec un grand V.

Bien sûr, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de difficulté, et je suis bien placé pour en parler. Et il y en aura, dans cet atterrissage qui est toujours délicat avec la reprise des aliments. Mais gardons ce que nous avons reçu cette semaine comme un trésor : oser un chemin différent qui dise NON aux idoles, reconnaître que nous sommes dépendants de Dieu, goûter la vie en plénitude, vivre avec confiance et continuer à s’émerveiller, se mettre à l’écoute de son corps et de Dieu, vivre la résurrection. Et tellement d’autres choses encore. Et surtout, n’oublions pas l’essentiel avec ces paroles de l’apôtre Paul aux Romains qui m’ont touché cette semaine :
37Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés. 38Oui, j'ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d'autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l'avenir, 39ni les forces d'en haut, ni celles d'en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.
Allons donc dans le monde des vivants avec la confiance que Rien… ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu.


Amen

dimanche 1 mars 2015

Appelés à la sainteté

Prédication de la célébration oecuménique 

à l'Eglise Evangélique de la Margelle

Dimanche 1er mars 2015


Chers frères et sœurs en Christ,


Merci pour votre accueil chaleureux ici chez vous. C’est une grande joie d’être présents ici ce
matin, en ce 1er mars 2015, pour cette première historique. Oui historique, car même si nous sommes voisins depuis que vous, l’Eglise de la Margelle, vous êtes installés à Lutry dans les années 2000, 2005 je crois, nous nous sommes beaucoup croisés, mais jamais nous nous sommes rassemblés pour célébrer ensemble notre Seigneur Jésus Christ pour lui rendre un culte à sa gloire. Alors ce matin, chers frères et sœurs, ce n’est pas rien, de se réunir ici à la Margelle, qui signifie le rebord d’un puits, pour ensemble puiser à la source qu’est la Parole de Dieu pour que nos vies en soient vivifiées.


Et c’est une joie et un honneur pour moi d’apporter la prédication. Le pasteur Jean-Pierre Junod m’a dit que je pouvais prêcher longtemps : heureux le prédicateur qui comme Calvin peut prêcher pendant 45 minutes ! ;-) Plus sérieusement, notre habitude de réformés est d’apporter une prédication qui dure grosso modo autour du quart d’heure (on est en pays de Vaud, non ?), alors je ne vais pas défriser trop mes paroissiens qui ont fait le déplacement, merci à eux ! En même temps, en bon Vaudois que je suis, je vais couper la poire en deux, faire une prédication moitié-moitié, mixte dira-t-on, entre style réformé avec la robe noire et m’adaptant au style de vos prêches évangéliques en m’adaptant à ce lieu et à sa technologie (et j’aime ça) ! La fondue, c’est le partage et c’est ce que nous vivons en ce jour. Et c’est beau (et bon !).
Le carême, un temps mort




Vous le savez peut-être, nous sommes entrés dans un temps un spécial, celui du Carême, ou de la Passion. Késako? Si vous faites du basket, du volleyball ou du hockey, vous savez que parfois il est nécessaire pour le coach de demander un "temps mort", un temps de pause, de vide, pour arrêter un match qui part en cacahouètes ou pour laisser passer l'orage. Un temps pour souffler et reprendre son souffle. Un temps pour se recentrer en équipe.

Le carême, c'est précisément tout cela. Un temps de recentrement pour les 40 jours qui nous mènent à Pâques. Un temps de pause, pour reprendre son souffle, et prendre du recul par rapport à sa vie, à sa foi, à son engagement à la suite du Christ. Un temps à part pour se recentrer sur l’essentiel et de le vivre en équipe, c’est-à-dire en communauté, en Eglise.

Etre chrétien, c'est quoi?

C’est dans cette optique, chers frères et sœurs en Christ, que j’arrive ce matin avec une question essentielle, pour ne pas dire balèze, pour vous : qu’est-ce que cela veut dire, être chrétien ? Nous sommes chrétiens, évangéliques et réformés (mon Eglise est même évangélique ET réformée), mais au fond être chrétien, c’est quoi ?  Avec le dessinateur de BD Alain Auderset, j’aimerais passer en revue quelques-unes des idées qui pourraient vous venir en tête…


Etre chrétien, c’est peut-être d’abord pour nous, protestants issus de la Réforme, se centrer sur la Parole qui donne du sens à notre vie et à nos questions existentielles 


Etre chrétien, c’est aussi entendre au-delà des bruits de notre monde, des perturbations qui nous empêchent d’entendre la voix de Dieu pour notre vie, c’est voir au-delà des apparences...


C’est vivre la foi, au sens littéral la confiance en Dieu, dans les bons jours comme dans les tempêtes ou les crises (je ne parle pas des crises d’appendicite, hein Olivia)

Etre chrétien, c’est aussi une exigence : prendre le temps pour Dieu, comme nous le faisons ce matin, le mettre au centre de sa vie, notamment par la prière. Oui mais pas n’importe quelle prière


une prière qui nourrisse notre foi et non les valeurs de ce monde consumériste et matérialiste ; c’est partager nos soucis avec le Christ, c’est cheminer avec lui, même si la vie est dure… 



Etre chrétien, c’est aussi vivre de l’Evangile et témoigner de la joie que cela nous donne, enfin… si cela nous est possible...


Etre chrétien, c’est bien sûr reconnaître et vivre la résurrection du Christ, c’est vivre de cette espérance que la Vie est plus forte que la mort...


Etre chrétien, c’est vivre en une grande famille, bien différentes mais unies par le même Christ ; c’est vivre en communion frères et sœurs de diverses confessions, d’Orient et d’Occident, du Nord et du Sud, malgré nos différences, comme avec ce symbole qui a circulé pas mal sur les réseaux sociaux récemment. C’est un NUN arabe, la lettre N comme Nazaréens, que les Terroristes de l’Etat Islamique inscrivaient sur les maisons des chrétiens en Syrie, notamment. Un symbole donc qui a été repris par les chrétiens du monde entier pour redire notre communion avec les chrétiens persécutés.

Appelés


Mais évidemment qu’être chrétien, c’est d’abord décider de suivre Jésus en répondant à son appel comme les disciples l’ont fait sur le bord du lac de Galilée. Suivre le Christ, donc, et répondre à son appel, mais un appel qui est appelé à durer si j’ose dire. Répondre sur la durée à la vocation qu’il nous adresse. Car chers frères et sœurs, nous avons tous une vocation, chacune, chacun. Tous les chrétiens ont une vocation, sont appelés par le Christ. Mais à quoi suis-je appelé pour ma vie ? Et toi, à quoi es-tu appelé-e ?



Pierre répond à cette question dans son épître que j’apprécie particulièrement. Celle-ci me parle en effet beaucoup en cette époque où comme la communauté à laquelle Pierre s’adresse, nous vivons des temps difficiles en Eglise. Si nous ne sommes pas dispersés et persécutés comme l’étaient les chrétiens d’Asie Mineure à l’époque, aujourd’hui les chrétiens sont largement minoritaires dans notre société déchristianisée, a-religieuse. Dans ce contexte, Pierre nous rappelle l’essentiel et cela s’adresse aussi à nous en ce temps de carême : 15Dieu vous a appelés et il est saint, alors vous aussi, devenez saints dans toute votre conduite. 16En effet, les Livres Saints disent : « Soyez saints, parce que moi, je suis saint. »

Bam. Direct. Appelé – sur la durée – à être saint, eh ben, moi qui croyais qu’être chrétien, c’était
cool et tranquille… C’est vrai quand j’entends que je suis appelé à la sainteté, me viennent toutes sortes d’images : un saint… tout auréolé ?  saint… François ?  non pas à Lausanne, mais Saint François d’Assise. Un saint, c’est une personne si parfaite, comment puis-je l’être, moi qui suis si imparfait ?

Mais l’ampleur de la tâche, chers frères et sœurs, ne doit pas nous décourager. Parce que comme me le rappelle souvent mes JPs, le parfait… n’existe qu’en tube ! Car qu’est-ce que c’est, être saint ? Comme me le rappelait un frère prêtre, un saint, ce n'est pas un homme parfait, loin de là ! C’est une immense bêtise qui est répandue dans l’imaginaire collectif ! Et ce n'est pas du tout ce que dit la Parole qui nous dit que nous avons TOUS vocation à la sainteté. TOUS !



Être saint... ?

Alors qu’est-ce que cela veut dire, être saint ? Cette semaine, j’ai posé la question aux gens que je rencontrais, ou sur Facebook et voilà ce que cela a donné :
-       La sainteté, m’a rappelé Marc-André, c'est d’abord, et qu’on se le dise !, un cadeau de Dieu! Nous, par nos propres forces, nous ne pouvons pas être saint, et donc entrer dans la Présence de Dieu. La sainteté est don, grâce qui nous vient de Dieu, et nulle créature ne peut l’acquérir en comptant exclusivement sur ses propres forces.
-    La sainteté, disait Gilbert, c'est essayer, au moins un tout petit peu, d'aimer le Christ avec sincérité. Et donc de mettre en pratique dans notre vie ce qu'il nous a appris, révélé.
-      La sainteté, m’a confié Anne-Sylvie, c’est se dépouiller de ses sandales habituelles pour partir à la découverte de terres mises à part...
-       La Sainteté, c’est être précisément mis à part, me rappelait Alain, au niveau de l’être ; devenir une personne distincte, mise à part, comme l’était le Saint des Saints dans le temple à Jérusalem, un lieu mis à part. On n’est pas au niveau de la morale, mais la sainteté touche à la croissance du je en relation avec Dieu et avec les autres.
-      L’appel à la sainteté, disait Jean-Marc, c’est un appel à être mis à part, dans le sens du service. Elle ne fait pas de moi une personne meilleure ou plus importante, mais m’appelle à quelque chose de particulier, elle m’invite à comprendre ce que j’ai de particulier à offrir au Christ et à l’Eglise de ses croyants et à le mettre en œuvre par le service !

Que de perles. Pour terminer ce collier, j’aimerais nous plonger dans le texte de Pierre. Avec quelques passages qui me semblent compléter la signification de la sainteté :
-       Soyez prêts à l’action !  Comme un coureur dans les starting bloc,  Pierre nous invite à agir, à être non pas passifs mais à être des acteurs dans le monde. Il complète en disant Restez attentifs! D’autres traductions disent aussi Gardez votre Esprit en éveil ! Comme pour nous rappeler l’important de laisser l’Esprit agir en nous, d’oser nous laisser déplacer, bouleverser parfois peut-être aussi par lui… Car la sainteté, c’est aussi se laisser travailler par le regard de Dieu dans toutes nos actions et pensées de chaque jour. C’est cheminer sans se laisser décourager par sa propre faiblesse.
-       Comme des enfants, obéissez à Dieu, ne suivez donc pas les désirs que vous aviez autrefois. Il s’agit bien de suivre, mais pas n’importe quoi, pas n’importe comment. Les chrétiens ont une responsabilité de mettre en œuvre la Parole de Dieu pour que son Royaume puisse advenir.
-      Vivez en respectant Dieu avec confiance (conduisez-vous avec crainte) : le respect de Dieu, de ses commandements, s’accompagne de confiance, notamment dans cette épreuve de minorisation (voire de persécution). Car nous avons déjà été racheté par le Croix : Mais il vous a libérés avec le sang précieux du Christ ! Ce sang précieux du Christ donné pour nous, pour moi, me rappelle que je suis sauvé par Lui, grâce à Lui. Et qu’ainsi, je peux mettre ma foi et mon espérance en Dieu. C’est par le Christ que vous croyez en Dieu, qui l'a réveillé de la mort et lui a donné la gloire. Voilà pourquoi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.

Une exigence et un don

Ainsi Pierre le dit, si la sainteté est pour tous, elle est à la fois une exigence, une responsabilité, car être chrétien cela veut dire changer de comportement, cela change quelque chose à ma vie, c’est être à part dans le monde ; et c’est à la fois aussi un don, un cadeau donné à la croix pour toujours et qui me donne la force et la confiance pour être saint et vivre la sainteté, de placer mon espérance et ma foi en Dieu, pour me mettre au service du Christ que je suis appelé à suivre. 


Pour nous, chrétiens issus de la Réforme, mais séparés en différentes Eglises, cet appel à vivre la sainteté en suivant l’appel du Christ retentit avec une force particulière. Comment répondez-vous à cet appel à être saint ? comment suivre le Christ ? (silence) Ensemble, nous chrétiens sommes appelés à la sainteté, qui est à la fois exigence et responsabilité, à la fois confiance et assurance du rachat déjà effectué, et témoignage au monde en lui donnant du goût et de la lumière. Ensemble, nous sommes appelés à oser ce témoignage commun au service de Dieu, pour sa gloire, comme l’est déjà le fait de se rassembler ce matin, de témoignage. Ensemble, parce que libérés, c’est le slogan de notre paroisse protestante de Belmont-Lutry. Ensemble appelés à la sainteté. Vous êtes prêts ?
Amen.

Prière 

Seigneur merci pour ta fidélité
et parce que tu nous fais confiance
en nous appelant chacune et chacun
à ta suite pour devenir saints,
à part, pour ton service.
Seigneur éclaire notre vocation à te suivre sur la durée,
renouvelle-la chaque jour
et accompagne-nous sur le chemin de la sainteté,
portés par ce don infini de ton amour à la croix
avec cette exigence que tu nous confies.
Nous te demandons de nous bénir,
de bénir nos assemblées
et de nous donner ton Esprit Saint
pour que nous puissions mettre en pratique ta Parole
et devenir ensemble sel de la terre et lumière pour le monde.
Dans le nom de Jésus Christ, notre Seigneur,
AMEN.